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LES GRAFFS DONNENT DES COULEURS AUX MURS DE QUIMPER !

Publiée le 15/10/2015

Depuis le début des années 1990, les murs de la ville se parent de fresques : un art qui va plus loin que l'esthétique et que revendiquent les graffeurs quimpérois.

A l'abri des regards, dans un bâtiment désaffecté de la gare, de nombreux graffeurs viennent exposer leurs talents. Fresques colorées, personnages de comics, lettrages ronds ou géométriques, ils rivalisent d'imagination ! Au sol, des bombes aérosols et des pinceaux sont des vestiges des heures passées devant ces palissades.

Le graff n'a pas été inventé en 1990, depuis toujours les hommes peignent sur les murs ! rappellle Eric LE SCOUL, ancien graffeur et Président de l'association Trust In My Art. Cette association quimpéroise a pour but de promouvoir l'art urbain. Une exposition caritative street-art "Safety Art", au Prieuré Locmaria en mai 2014, le lancement de Ma première Galerie, dédié à cet art, rue de la providence en octobre 2014, et dernièrement un Jam (rencontre de graffeurs) graff en mars 2015 sur l'ancienne école Saint-Corentin ... Les évènements s'enchaînent pour faire connaître cet art !

Parmi les membres de cette association, Hoz, graffeur emblèmatique qui n'a jamais quitté la ville !

"Je peins depuis que j'ai 14 ans, j'en ai 39. C'est ici que j'ai fait mes armes et rencontré mes compagnons de route" décrit-il le bonnet vissé sur la tête".

Il a longtemps peint à la sauvette, apposant ses tags sur les murs de QUIMPER. Jamais il ne s'est fait attraper !

"Cest une pratique qui fait partie intégrante du graff, c'est son état initial. Je n'ai pas fait d'école d'art, mais j'ai développé une sensibilité artistique", explique-t-il.

Une époque désormais révolue pour lui. il veut exercer son art à visage découvert.

"J'ai fondé avec Eric LE SCOUL la première association de graff à QUIMPER en 1993, Impact décrit-il. On ne nous prenait pas au sérieus, c'était quelque chose pour les ados insiste-t-il.

Le rap de MC Solar et NTM tourne alors en boucle dans les baladeurs. C'est l'émergence de la culture hip-hop en France, venue directement des Etats-Unis. A Paris, ce sont les métros de la RATP qui sont visés par les graffeurs. En Bretagne, après Rennes, puis Brest, c'est à Quimper que la vague arrive, sur le terrain de la Providence. Deux immeubles des services techniques de la ville servaient de supports aux artistes avant la construction du Cinéville.

"On venait des 4 coins de la Bretagne, c'était un lieu de pratique sans égal" se rappelle t-il. Un mouvement à deux vitesses, qui explose dans les galeries d'art mais continue à être réprimandé par les services municipaux !

Peu à peu, le graff s'est détaché de la culture hip hop et les artistes ont élargi leurs sources d'inspiration. C'est une pratique interculturelle ; on met de la couleur dans la ville, quand les gens regardent nos fresques, cela crée un dialogue, une réflexion, commente le graffeur Hockr, originaire de la région parisienne.

On ne dispose pas beaucoup de murs dans le centre ville, là où il y a du passage, c'est comme si on était une sous-culture, regrette Thierry Biger, en quête d'espace. Alors, avec d'autres graffeurs de l'association, il met en place des oeuvre éphémères sur du film étirable tendu entre deux arbres, pour dénoncer l'attentat à Charlie Hebdo, la loi sur les renseignements et dernièrement le brevetage du vivant. Au delà de l'artistique, le graff fait passer des idées politiques, revendique l'artiste qui pense déjà à un projet de fresque au pied du Cinéville, sur un mur ou des tags "sauvages" ont poussé : ses bombes sont prêtes !

 

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