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PAOL KEINEG POETE UNIVERSEL DE SA TERRE BRETONNE

Publiée le 04/12/2015

Au début des années 70, il écrit la pièce de théâtre "Le printemps des bonnets rouges". Un succès auquel il a tourné le dos en partant pour l'Amérique. 35 ans plus tard, de retour dans ses mont d'Arrée, Paol Keineg écrit encore et toujours ! Pour dire son pays, dénoncer l'injustice, relier les fils de sa propre histoire. Un poète majeur reconnu loin de son Finistère.

QUIMERCH, sur les flancs des Monts d'Arrée, au coeur du Finistère ... Ici vit un poète. Une très grande voix de la Bretagne et du monde, un homme de franche parole. Son nom, Paol Keineg, pourrait figurer dans tous les manuels scolaires près de Guilevic, René Guy Cadou, René Char, Aimé Césaire qui lui donna l'envie d'écrire. Cela s'en est fallu de peu ...Le succès m'a fait très peu : je cherchais autre chose confie-t-il très tranquillement.

Le succès ? il vint de sa pièce de théâtre, "le printemps des bonnets rouges", à l'orée des années 1970. Il a à peine 30 ans, a déjà publié plusieurs recueils de poèmes quand le metteur en scène Jean-Marie Serreau l'invite à écrire pour le théâtre. La pièce créée à Vincennes vient en Bretagne. Partout, elle connaît un immense retentissement ! L'histoire de la révole des Bretons du siècle de louis XIV répond en écho à la lutte autonomiste de l'après 68.

Ce fut un grand succès, mais il voulait d'abord être "un bon poète" et rester honnête envers lui-même. Il ne souhaitait pas être le porte-parole de la Bretagne.

Il a donc fait ses valises, s'est installé au pays de Galles, s'est marié, a eu deux enfants. Puis il est parti vers l'Amérique où il est devenu prof de lettres à l'université de Duke, en Caroline du Nord.  Pendant tout ce temps, il n'a jamais cessé d'écrire.

Voici 6 ans, retour au pays natal. Il continue à écire des poèmes. L'un de ses recueils a d'ailleurs été traduit en brésilien. Il y a quelques mois, il a publié "mauvaises langues", recueil écrit comme un journal. Il y a des vers douloureux : "reste qu'il est difficile de prendre congé des bonheurs du passé" ; "le pays pour lequel j'aurais donné ma vie n'est pas devenu un pays" ; "le bonheur est là, mais c'est ne pas assez !" On y voit un homme de 70 ans qui renoue les lienx avec ceux qui l'ont précédé : "je recherche la petite place de mon grand-père".

Et toujours, l'invitation au rêve : "où croyez-vous que je m'absente quand je m'absente, mal reçu et apaisé" Je ne veux pas trop expliciter, glisse-t-il. A nous de peupler les blancs !

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